Une gestion financière responsable et juste

La politique financière de la commune est une mission à long terme qui doit aussi tenir compte de la situation conjoncturelle communale, nationale et internationale. Le défi que constitue la 3ème réforme de l’imposition des entreprises ne doit pas nous empêcher de tenir compte des besoins des plus vulnérables d’entre nous. Nous avons montré que nous savons relever les défis financiers.

Notre politique financière doit permettre à l’administration de remplir au mieux  ses tâches pour le bien-être de la population. L’administration communale doit, par conséquent, pouvoir fournir des prestations fiables, d’un niveau élevé et garantir un excellent service à la population au meilleur prix possible.

Pour atteindre ce but, la maitrise des dépenses courantes de fonctionnement doit aller de pair avec une gestion des recettes responsable et juste. Les finances publiques doivent en premier lieu servir à assurer les prestations nécessaires à la population, notamment créer les conditions cadre favorables à la formation des futures générations et à l’épanouissement de leurs familles, à la vie des seniors, assurer la protection sociale des plus démunis et le bien-être de la population en général.

Bien que les recettes communales soient fortement soumises à la situation conjoncturelle et aux décisions nationales et internationales, la commune de Villars-sur-Glâne a de bons arguments pour garder et attirer des contribuables que ce soient des personnes physiques ou morales : sa proximité avec la ville et son ancrage dans le Grand-Fribourg, ses excellentes infrastructures de transports publics, scolaires, culturelles et sportives, ses logements proches des entreprises et ses contacts privilégiés avec les acteurs économiques de la place.

Les infrastructures existantes doivent être entretenues avec prévoyance et diligence. Les nouveaux investissements doivent être limités à ceux qui sont nécessaires pour assurer les services à la population. Ils doivent être planifiés avec rigueur et clairvoyance et répondre aux critères du meilleur prix (marchés publiques) et de la meilleure qualité, notamment écologique, pour limiter les coûts de fonctionnement futurs. Entretien et investissements doivent être prévus à long terme. Dans la mesure du possible ils doivent contribuer à la croissance économique de la commune (par exemple en mandatant l’administration ou des entreprises locales).

Les intérêts payés sur la dette communale constituent une dépense non négligeable pour la commune. Bien que la dette soit passée de 94,1 millions en 2006 à 56 millions en 2015 et par conséquent les intérêts de 2,7 millions à 1,4 millions, elle doit être réduite tant que nous pouvons encore le faire. Ceci dans l’intérêt des générations futures et des investissements qui nous attendent. Cela permettra aussi d’utiliser les fonds payés en intérêts pour des tâches plus constructives.

Thomas Marthaler & Giovanni A. Colombo